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COSMOCAPS : LA NOUVELLE TECHNOLOGIE NATURELLE BY SOZIO


Dans une ère où la réglementation impacte notre travail au quotidien, le service Recherche et Innovations de Sozio développe des alternatives aux contraintes de demain.

En vue de la future interdiction des microplastiques qui impactera les microcapsules de synthèse, Sozio a travaillé sur une nouvelle technologie d’encapsulation naturelle et certifiée cosmos, les COSMOCAPS.

Les COSMOCAPS sont des microcapsules permettant une encapsulation parfaite du parfum au sein d’une matrice végétale composée de cires naturelles.

Cette matrice est ainsi totalement naturelle et certifiée COSMOS. Grâce à cette base végétale, les COSMOCAPS ont une double action. Elles assurent un relargage contrôlé du parfum sur la peau tout au long de la journée et apportent des propriétés émollientes aux formules.

Les bénéfices de ces COSMOCAPS sont multiples :

  • Une diffusion progressive et en continue du parfum sur la peau
  • Une performance olfactive accrue
  • Un long lasting assuré et ultra performant
  • Un bénéfice cosmétique ajouté grâce à ses capsules naturelles qui sont de réels actifs émollients

Leur matrice végétale nourrit et restructure la peau en profondeur.

Les COSMOCAPS sont adaptées à toutes bases cosmétiques, rincées ou non rincées et bien évidemment aux bases naturelles puisqu’elles sont certifiées COSMOS.


INGREDIENTS NATURELS VS SYNTHETIQUES: Une vision trop binaire ?


Faut-il opposer science et nature ? Est-ce que synthétique rime avec danger ? Et peut-on faire entièrement confiance au naturel ?

naturels vs synthétiques

 

Un petit peu d’histoire…

Depuis la fin du XIXème siècle, avec le développement de la chimie organique, les parfums peuvent être composés de matières naturelles mais aussi de synthèse.

La molécule de synthèse est une molécule issue la pétrochimie et qui a été artificiellement fabriquée par des procédés chimiques dont le but est d’imiter l’odeur d’une molécule naturelle ou de créer de nouvelles odeurs. L’arrivée de ces matières synthétiques a permis un incroyable développement de la parfumerie.

 

Et alors, synthétique rime avec toxique ? 

La toxicité d’une substance dépend de sa structure chimique et non de son origine. Il y a souvent une perception du risque déformée en entendant le nom de “substance chimique”, or un ingrédient synthétique permet de maîtriser complètement son origine, sa stabilité et son innocuité pour la peau et l’environnement.

Beaucoup d’ingrédients synthétiques sont chimiquement identiques aux compositions que l’on peut trouver dans la nature, donc ils ne présentent ni plus ni moins que les mêmes propriétés que les molécules présentes naturellement. On peut citer le cas de la vanilline, matière de synthèse naturellement présente dans la vanille. Synthétique ou naturelle, la molécule reste donc la même.

En termes de toxicité, il faut se référer à la structure d’une molécule et à sa concentration, non à son origine.

 

Les huiles essentielles : sont-elles toujours inoffensives ? 

Du fait de leur origine naturelle et végétale, on considère souvent les huiles essentielles comme inoffensives.

Or, les huiles essentielles sont des substances hydrophobes de composition complexe, dérivées de plantes, contenant des composés organiques volatiles tels que des alcools, des aldéhydes, des cétones, des phénols, des esters, des éthers et des terpènes, en proportions variables. Parmi ces substances, certaines sont allergisantes, CMR, ou photo-sensibilisantes. Les huiles essentielles sont des substances chimiques complexes dont la toxicité pour la santé et l’environnement n’est pas à prendre à la légère. A ce titre elles sont d’ailleurs soumises au règlement REACH et certaines d’entre elles sont restreintes par l’IFRA, comme l’huile essentielle d’Ylang, de Verveine, de Tagète…

 

Les ingrédients synthétiques ont certains avantages, de taille… !

  • Ils permettent de reproduire des notes que l’on ne peut pas extraire naturellement

En effet, certaines fleurs, comme le muguet, le lys, l’œillet ou le lilas par exemple, sont trop fragiles et ne supportent pas l’extraction. On peut aussi citer le cas de l’aldéhyde cyclamen, synthétisé pour la première fois en 1919 dans le but de reproduire l’odeur du cyclamen qui ne peut pas être extraite naturellement.

L’utilisation de matière premières synthétiques permet donc de recréer des odeurs que nous ne pourrions pas reproduire en utilisant des matières premières naturelles.

  • Ils permettent de remplacer les notes animales

Beaucoup de notes olfactives sont issues des animaux. Ces notes, assez fortes, viennent souvent donner du caractère aux parfums. Certains ingrédients largement utilisés à l’époque, comme l’ambre gris sont à ce jour interdits par la loi. Néanmoins ces notes sont appréciées et sont indispensables dans la palette du parfumeur.

La synthèse de ces ingrédients permet alors de reproduire ces notes, évitant l’utilisation d’animaux et permettant aux parfumeurs d’exprimer toute leur créativité.

D’ailleurs, les entreprises proposant des produits Vegan se tournent souvent vers le synthétique, en utilisant uniquement du musc synthétique, et non du musc naturel d’origine animale.

  • La synthèse d’ingrédients chimiques permet la création de molécules toujours plus performantes et innovantes

De nouvelles molécules de synthèse sont créés régulièrement permettant aux parfumeurs de se renouveler avec des senteurs nouvelles. On peut citer la calone, une molécule à l’odeur marine, créée dans les années 1990, qui a initié la nouvelle tendance des parfums océaniques, dont Escape de Calvin Klein (1991), et L’Eau D’Issey d’Issey Miyake (1992).

  • Ils permettent de préserver les ressources naturelles

L’extraction de certaines matières comme l’immortelle ou le santal présente un rendement faible. Cela peut provoquer leur disparition. D’autres sont énergivores et/ou rejettent une quantité importante de CO2 dans l’atmosphère.

Jacques Cavallier-Belletrud, parfumeur pour Louis Vuitton, rappelle qu’« une surconsommation de produits naturels irait à l’encontre des principes de respect et de protection de l’environnement, les ressources étant fragiles et limitées ».

 

La nature et la synthèse, un binôme de choc

Certains ingrédients sont plus bénéfiques dans leur forme naturelle. D’autres, dans leur forme de synthèse. Peut-être faut-il laisser tomber les paradigmes binaires et défendre les avantages que chaque approche a à offrir, ainsi que la magie que les deux peuvent créer ensemble.

La complexité des notes exprimées par les matières premières naturelles n’ont pas toujours leur équivalent en synthèse. Comme le signale Rosine Courage, parfumeur chez Sozio : « La coumarine, par exemple, ne pourra jamais totalement remplacer ces notes chaudes, caramélisées, et chocolatées de la fève tonka ». Pour autant, l’utilisation d’ingrédients synthétiques est essentielle à la richesse de la palette du parfumeur et à sa créativité.

« La parfumerie est un langage, un moyen d’expression. Se passer de certains éléments, naturels ou synthétiques, c’est se priver d’un vocabulaire et l’appauvrir », explique le parfumeur Francis Kurkdjian, de la maison du même nom.

Il semblerait par ailleurs, qu’aujourd’hui, au-delà de la naturalité, les consommateurs soient surtout en quête de sens et de transparence… Nous pouvons l’observer via la nouvelle tendance Clean, ou encore via la mise à disposition du public, par l’association Fragrance Creators, d’une base de données digitale qui fournit des informations très complètes et qualitatives sur les parfums et leurs ingrédients : FragranceConservatory.com.

 

A suivre

Si vous avez des questions ou souhaitez discuter de ce sujet avec nous, veuillez nous contacter par e-mail: regulatory@jesozio.com ou par l’intermédiaire de votre représentant commercial.

 


NOUVELLE LOI CALIFORNIENNE: “THE COSMETIC FRAGRANCE AND FLAVOR INGREDIENT RIGHT TO KNOW ACT OF 2020 (SB 312)”


Le projet de loi 312 (SB 312) du Sénat, connu sous le nom de “Cosmetic Fragrance and Flavor Ingredient Right to Know Act of 2020” (CFFIRKA), entrera en vigueur le 1er janvier 2022.

 

Quelles sont les exigences ?

Les entreprises sont tenues de signaler les produits au California Safe Cosmetics Reporting Portal (CSCP) si elles vendent des produits cosmétiques en Californie qui contiennent des ingrédients parfumés et/ou aromatiques figurant sur une ou plusieurs des 22 listes désignées dans l’article 111792.6 du Code de santé et de sécurité.

Certaines de ces listes sont tenues à jour par des juridictions étrangères (comme le Canada et l’Union européenne).

Parmi les 22 listes désignées, il y a par exemple:

  • Produits chimiques classés par l’Union européenne comme cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction conformément à la catégorie 1A ou 1B de l’annexe VI du règlement (CE) n° 1272/2008.
  • Cancérogènes des groupes 1, 2A ou 2B identifiés par le Centre international de recherche sur le cancer (IARC).
  • Produits chimiques prioritaires persistants, bioaccumulables, et toxiques qui sont identifiés par le Programme national de minimisation des déchets de l’Agence fédérale de protection de l’environnement (EPA).
  • Les produits chimiques persistants, bioaccumulables et toxiques (PBT) du Département de l’écologie de Washington identifiés dans le chapitre 173-333 du titre 173 du Code administratif de Washington.

En plus des ingrédients à déclarer faisant partie de ces 22 listes désignées, le sous-ensemble d’ingrédients déclarables appelés « allergènes de parfum » présente des modalités de déclaration distinctes. Les allergènes de parfum ne doivent être signalés que s’ils sont présents dans un produit cosmétique à rincer à une concentration égale ou supérieure à 0,01 pour cent (100 parties par million) ou dans un produit cosmétique sans rinçage à une concentration égale ou supérieure à 0,001 pour cent (10 parties par million). Les allergènes des parfums seront clairement distingués dans la liste des ingrédients à déclarer au CSCP.  
Tous les autres ingrédients figurant sur les listes des ingrédients à déclarer doivent être déclarés quelle que soit la concentration dans le produit

Il est important de noter que les éléments suivants ne sont pas à déclarer: les ingrédients non inclus dans les listes désignées, le poids ou la quantité d’un ingrédient, ou la façon dont un produit est formulé.
Lorsqu’une des 22 listes désignées qui composent les listes d’ingrédients déclarables est mise à jour, les entreprises ont 6 mois pour se conformer à compter de la date d’adoption ou de la date d’entrée en vigueur, selon la plus tardive des deux.

 

Qu’en est-il de Sozio ?

Notre équipe règlementaire a mis à jour la base de données Sozio en conséquence afin d’identifier tous les ingrédients des 22 listes désignées. Sur demande, nous fournissons à nos précieux clients un dossier identifiant ces ingrédients, chacun avec son nom, son numéro CAS, son pourcentage et la liste d’où il provient.

 

Qu’en est-il de la loi fédérale actuelle sur les cosmétiques aux Etats-Unis ?

L’activité récente en Californie donne un aperçu des développements futurs qui pourraient être légiférés au niveau federal, puisqu’à ce jour, la FDA applique des normes relativement limitées aux produits cosmétiques.
En attendant, et en l’absence de réglementation fédérale, il n’est pas rare que les États créént leurs propres lois comme celà est fait en Californie.

 

 

Si vous avez besoin de plus amples informations sur la loi californienne “The Cosmetic Fragrance and Flavor Ingredient Right to Know Act of 2020”, veuillez nous contacter par e-mail: regulatory@jesozio.com ou par l’intermédiaire de votre représentant commercial.